
La propreté de la nourriture, de l'eau,
des mangeoires, des cages et volières, supprimera à 90% les
risques de
maladies.
Afin de prévenir la détérioration de la nourriture, il est important de nettoyer
quotidiennement le fond de la cage et les contenants. Vous pourrez ainsi
observer les fientes de votre oiseau et surveiller tout signes de maladie.
Un nettoyage complet de la cage est recommandé à toutes les semaines. Il est
souhaitable de laver à l’eau avec un détergent doux et non toxique, je vous
conseille un détergent à vaisselle anti-bactérien.

Un oiseau en santé peut facilement s´accommoder de températures que son
propriétaire trouve confortables. Cependant des changements trop brusque
sont à éviter et même mortel dans bien des cas.
L'atmosphère doit être ni trop sèche,
ni trop humide et sans chaleur excessive (attention au chauffage
en hiver).

Votre oiseau peut s´adapter a différents degrés d´humidité. Toutefois, les
oiseaux originaires des régions subtropicales ont besoin d’une plus grande
humidité ambiante. Vous pouvez, par exemple laisser couler la douche ou
vaporiser souvent leur plumage avec de l’eau, de préférence le matin. Vous
pouvez aussi utiliser un humidificateur (avec filtre propre) dans la pièce ou
les oiseau passent le plus de temps.

Nous recommandons la plus grande cage que vous puissiez garder dans votre maison
surtout si les oiseaux y passeront la plupart de leur temps. Dans la plupart des
cas, la cage devrait être plus large que haute afin de permettre a l´oiseau de
déployer ses ailes. Cependant les oiseaux a longue queue ont besoin d’une cage
plus haute.

Le perchoir idéal est propre , de grosseur appropriée et il se remplace
facilement. Il est fait de branches en bois naturel provenant d´arbres non
toxiques qui n’ont pas été vaporisés d´insecticide (ormes, quelques arbres
fruitiers, manzanitas). Il est préférable de choisir des perchoirs ayant des
formes, des textures et des diamètres différents. Ne recouvrez jamais les
perchoirs de papier sablé, car ce dernier peut endommager la peau des pattes de
l´oiseau.
Les perchoirs peuvent être placés a plusieurs niveaux de façon a encourager
l´exercice. Parfois un seul perchoir bien situé peut être suffisant pour
d´agiles grimpeurs comme les perroquets, puisque ceux-ci semblent toujours
choisir le perchoir le plus haut.
Il faut placer le perchoir de façon a ce que les fientes de l´oiseau ne tombent
pas dans la nourriture ou dans l’eau. De plus il faut éviter que la queue de
l´oiseau touche la nourriture, l’eau ou le fond de la cage . Il ne faut pas
placer trop de perchoirs dans la cage afin de procurer a l´oiseau un sain
exercice. Il existe aussi sur le marché des perchoirs en ciment de différentes
grandeur selon la taille de votre perroquet, ils sont apprécier car l'oiseau
peut y affiler son bec et ses griffes par contre il faut placer quand même des
perchoirs de bois.

L`utilisation d`un bol plus large que profond rend la nourriture plus attrayante
et peut encourager l`oiseau à manger de nouveaux aliments. Lavez ses bols à tout
les jours avec un détergent à vaisselle de préférence anti-bactérien. Donnez lui
de l'eau fraîche à tout les jours et même plus si c'est nécessaire car souvent
on retrouve de la nourriture ou déchets dans celle-ci.

Le meilleur matériel pour couvrir le fond de la cage est le
papier essuie-tout ou le papier brun ordinaire. Évitez les copeaux de cèdre ou
de pin, les épis de mais broyés, la litière pour chat ou le sable, car ils
peuvent obstruer le système digestif s’ils sont ingérés. Le papier permet de
mieux remarquer les fientes tous les jours. Pour notre part on utilise des
granules de bois de chauffage que l'on se procure dans les quincailleries, il
est essentiel par contre de vérifier sur l'emballage que ce soit inscrit fait de
bois naturel à 100% car dans plusieurs compagnies on retrouve de la
résine.

Les perroquets sont très intelligents et actifs ayant
des besoins psychologiques à combler. Pour cette raison, il ne faut pas isoler
l'oiseau, mais plutôt le placer dans la pièce principale de la maison, là ou il
y a le plus d'activités.
Les jouets sont des distractions mentales et encouragent votre oiseau à faire de
l´exercice. De plus ils contribuent à l´usure du bec. On doit toutefois les
sélectionner en pensant tout d'abord, à la sécurité de l'oiseau. Ces objets à
mordiller sont les branches, les jouets en cuir pour chiens, les cordes en
fibres: naturelles et le bois de pin blanc.
L'exercice contribue lui aussi à la
résistance aux maladies. Même s'il faut parfois le forcer un
peu, son exercice journalier lui sera bénéfique.
Le sommeil et le repos sont des éléments importants pour votre oiseau. Vous
pouvez l'aider à trouver le sommeil soit en plaçant la cage dans une pièce
éloignée de vos activités de soirée ou recouvrir la cage d'un tissu épais et
foncé.
Pendant la période de la mue (La mue est un processus physiologique normal pour
remplacer les vieilles plumes. Ce processus peut se produire une ou deux fois
par année, ou moins selon l'oiseau et peut durer entre une semaine et même deux
ou trois mois selon l´oiseau et son environnement), on conseille parfois
d´ajouter des protéines, des vitamines et du gras au régime alimentaire de l'oiseau. Pendant
qu´une nouvelle plume se développe, l'oiseau est porté à picorer l'enveloppe de
la plume afin de l'ouvrir. Il ne faut pas penser tout de suite qu'il cherche
à s'arracher les plumes ou qu'il a des mites. Vaporiser quotidiennement (le
matin surtout) à l'eau pure demeure ce qu'il y a de mieux pour le plumage.
Gardez les plumes de votre oiseau propres et sans substances huileuses.
N'appliquez jamais d'onguents ou de produits gras sur les plumes.
Nous recommandons une taille de plumes d'ailes biannuelle afin d´éviter les
escapades et les blessures.
Les griffes trop longues peuvent rester prises dans les barreaux de la cage ou
dans certains jouets. L'oiseau pourrait se blesser en essayant de se libérer. On
recommande de les faire tailler régulièrement. Utiliser un perchoir de ciment
favorise le limage des griffes et du bec.
Afin d'éviter les blessures il sera peut-être préférable d'enlever, s'il y a
lieu la bague sur la patte de votre perroquet. Si on doit garder la bague pour des
raisons d'identification, il faudra surveiller occasionnellement sous celle-ci
afin qu´il n´y ait pas d´accumulation de saleté, d'enflure ou de constriction de
la patte. Faites attention aux jouets dans lesquels la bague pourrait se prendre
et piéger l'animal. Il est fortement recommander par les vétérinaires
I'implantation d'une micropuce afin d'identifier votre oiseau de façon
permanente. C´est une manoeuvre rapide qui ne nécessite pas l'anesthésie. La
plupart des vétérinaires qui reçoivent un perroquet bagué en consultation, il
lui enlève justement pour éviter les ses complications.



Les plumes permettent à l'oiseau de voler et elles jouent aussi un rôle d'isolant.
Il y a des plumes de contour (celles qu'on voit) et les plumes de
corps (en dessous des plumes de contour). Dans les plumes de contour, on
retrouve les rémiges primaires et secondaires. Les rémiges primaires (les
principales plumes de vol) sont les 10 longues plumes au bout des ailes, que
l'on taille lorsqu'on ne veut pas que notre oiseau vole. Les rémiges secondaires
sont celles qui suivent les primaires près du corps (elles servent aussi au
vol). Ensuite, il y a les rectrices qui sont les plumes de la queue et les
tectrices qui sont les petites plumes qui recouvrent tout le reste du corps.
Ensuite, il y a les plumes de corps, qui ont diverses fonctions comme la
régulation de la température corporelle. Elles sont toutes en dessous des plumes
de contour, à la base de la peau. Il y a les plumes de duvet, les filoplumes,
les soies et le duvet poudreux (c'est le duvet poudreux qui crée de la poudre
blanche
lorsque votre oiseau se secoue et se lave).


Premièrement, lorsqu'une plume tombe, une nouvelle la remplace tout de suite.
Elle commence sa croissance par une papille (qui ressemble à un petit pic qui
sort du dos de l'oiseau). La plume en tant que telle pousse dans une enveloppe
protectrice très vascularisée (remplie de nombreux vaisseaux sanguins). Lorsque
la croissance est terminée l'enveloppe sèche et l'oiseau la gratte ou l'enlève
avec son bec. Dès lors, il y a une nouvelle plume fait de tissu non vivant. Si
une plume en croissance est cassée, il faut tout de suite l'arracher à la base,
car elle risque de saigner très longtemps, puisque les oiseaux n'ont pas
beaucoup de plaquettes sanguines pour coaguler le sang. Une fois la plume
arrachée de son fourreau, le saignement arrêtera.

Les oiseaux ont les membres antérieurs (les ailes) conçus pour le vol et leurs
pattes postérieures sont conçues pour saisir des proies au sol, pour nager, se
percher, ou tout simplement pour marcher. Le bec est droit ou crochu, selon
l'espèce, et les doigts au nombre de 2 à 4 (majoritairement 4) par patte, sont
soient orientés 2 vers l'avant et 2 vers l'arrière (perroquets, perruches) ou 3
vers l'avant et 1 vers l'arrière (canari, pinson, mainate).
L'oiseau a deux paupières et une paupière nictitante (Membrane transparente,
mobile ou paupière intérieure qui protège et aide à garder l'oeil propre) comme celle des chats et
des chiens qui ressemble à une petite peau blanche et passe en dessous des deux
autres paupières. L'oiseau a des oreilles, même si elles sont cachées. En effet,
les oreilles des oiseaux se situent en dessous des plumes, de chaque côté de la
tête. Elles n'ont pas de pavillon externe comme les humains. Lorsqu'on tasse les
plumes, il est possible de voir ces petits trous qui servent d'oreilles à
l'oiseau. Le cire des oiseaux est la partie saillante qui entoure les narines
chez certaines espèces d'oiseau comme les perruches.
La peau des oiseaux est terriblement mince et fragile (ne soyez donc pas surpris
si vous voyez les vaisseaux sanguins de votre oiseau à travers de sa
peau). Les oiseaux n’ont aucune glande sudoripare, mais la majorité des espèces
ont une glande appelée la glande uropygienne à la base de la queue qui sert à
lisser les plumes et à les imperméabiliser. L'oiseau va chercher, à l'aide de
son bec, les sécrétions de la glande et les étend partout sur son corps
lorsqu'il lisse ses plumes.

C'est l'organe de vocalisation de l'oiseau. Il n'a pas de cordes vocales comme
l'humain. C'est grâce au principe de sortie d'air que l'oiseau peut faire des
sons. Au moment de l'expiration, l'air passe dans le syrinx et provoque la
fermeture des membranes tympaniques. Ensuite, la contraction musculaire permet
d'ouvrir légèrement les membranes pour laisser passer un filament d'air et cela
crée un son ! Si un serin fait de plus beaux sons qu'un canard, c'est qu'il
possède plus de muscles qui écartent les membranes tympaniques (les canaris
auraient 5 de ces muscles tandis que le canard en aurait aucun). Donc il est
impossible de faire enlever les cordes vocales de votre oiseau si vous le
trouvez trop criard puisque celui-ci n'en a pas !


Chez le perroquet, beaucoup de maladies deviennent graves en 24 heures : de
l'intérêt d'être vigilant sur les symptômes suspects. Si vous avez l'impression
que son comportement se modifie, observez le de plus près. Cela peut être une
crise de mauvaise humeur ou de fatigue passagère si cela ne dure pas trop
longtemps. Par contre, s'il est perché sur les deux pattes et la tête sous les
plumes et qu'il ne fait pas attention à ses aliments, cela peut être le signe
d'une maladie... Consultez rapidement le vétérinaire ! Ci dessous, sont décrits
quelques symptômes révélateurs...

L'état du plumage
La première chose à vérifier pour constater l'état de santé d'un perroquet est
l'aspect du plumage un oiseau sain a un plumage brillant, compact, qui adhère
bien au corps, alors qu'un oiseau malade a un plumage opaque et ébouriffé, de
plus il a l'air abattu et triste. Il a froid, il gonfle ses plumes pour créer un
matelas d'air. Vérifiez s'il ne manque pas de nourriture, s'il ne couve pas une
maladie (voir symptômes suivants), s'il n'est pas stressé.

Modification des selles
Des selles liquides peuvent être n'être qu'un symptôme passager d'une
consommation importante de fruits, d'un trouble psychique ou d'un écart de
température. Le retour à la normal doit se reproduire dans les heures qui
suivent. Cependant si celles-ci comportent des traces de sang, sont mousseuses
ou colorées, posez un plastique sous le perchoir de l'animal et amenez des
selles fraîches au vétérinaire qui va les examiner ou les faire analyser.

Votre perroquet maigrit...
Vous allez vous en rendre compte en prenant votre perroquet dans vos mains et en
soufflant sur les plumes de sa poitrine ou en tâtant son bréchet (le bréchet est
l'os plat de la face antérieure du thorax, sur lequel s’articulent les côtes et
les clavicules) Il devient très prononcer lorsque l'oiseau maigrit car les
muscles de part et d'autre fondent. L'amaigrissement est à prendre très au
sérieux car il peut être révélateur d'une maladie infectieuse.
Le recours au vétérinaire est urgent, en attendant placé votre perroquet au
chaud dans une cage hôpital et mettez le en quarantaine.
Une petite cage peut servir de cage hôpital, isoler l'oiseau de ses
congénères et le tenir au chaud (cage ouverte seulement sur le devant avec une
lampe chauffante), le maintenir à 30° C, utiliser si possible une ampoule qui
délivre de la chaleur, mais ne fait pas de lumière afin que l'oiseau n'en soit
pas incommodé.
Il est facile de recouvrir une petite cage sur trois côtés et de mettre une
lampe chauffante tout en laissant un endroit ou l'oiseau peut se soustraire à
cette lampe s'il en est trop incommodé. En attendant de pouvoir l'emmener chez
le vétérinaire

Écoulements nasales et/ou
oculaire
Si l'oeil parait gonflé et que du mucus s'écoule des narines, il peut s'agir du
coryza. La aussi, il faut rapidement consulter le vétérinaire.

Respiration difficile
Votre perroquet respire avec difficulté et sa poitrine se soulève à un rythme
rapide et sa queue suit le mouvement : son appareil respiratoire est atteint. Il
peut s'agir d'une aspergillose, d'une psittacose, d'une acariose ou d'une
infection.
Les symptômes précédents nécessitent de consulter rapidement un vétérinaire et
vos observations sont importantes lors de cette visite. En
effet, l'absence de soin conduira rapidement votre compagnon à s'épuiser, puis à
ne plus s'alimenter et il finira par aller se réfugier dans un coin de la
volière ou de la cage pour y attendre la fin. Il y a souvent à toute maladie un
début et plus vous allez être vigilent sur l'observations des symptômes plus
vous aurez de chance pour sauver votre compagnon...
À la page suivante nous parlerons du comportement en général
Cliquez sur la flèche

